Un territoire en mauvaise santé !

Avec un médecin généraliste pour 1500 habitant-e-s la Seine-Saint-Denis est le département de France où il y a le moins de praticiens de médecine générale par habitant-e. Or, un accès rapide et facile à la médecine de premier recours est d’importance dans la vie quotidienne, notamment depuis l’introduction du parcours de soin qui impose de passer par le/la généraliste pour accéder à de nombreux sépcialistes.

Autre exemple représentatif de la situation sanitaire dans le 93 : alors que de l’autre côté du périphérique on compte plus de 600 lits d’hôpitaux pour 100 000 habitant-e-s, le 93 arrive en queue de classement des département, avec un peu plus de 200 lits pour 100 000 habitants. Ainsi, dans le 93, alors lors que la population, est plus précaire, plus pauvre, et en moins bonne santé que dans d’autres parties du pays, les infrastructures publiques ne permettent pas de répondre aux besoins de celles et ceux qui vivent et travaillent dans le département. Les temps d’attente, le manque d’interprètes, la difficulté de se rendre à un rendez-vous parfois éloigné du domicile (qui peut être aggravée par des transports collectifs au fontionnement irrégulier et imprévisible), pèsent sur l’état de santé des personnes. Au manque de praticiens et aux difficultés d’accès au soin s’ajoutent des décisions politiques contre-productives.

A Aubervilliers par exemple, la clinique privée La Roseraie est reconnu pour la qualité de son service de radiologie. Or, alors même que la présence de ce centre constitue un atout médical et une source d’emploi pour la ville, l’Agence Régionale de Santé a décidé en 2015 de la fermeture du centre de radiothérapie installé à la Roseraie, malgré la mobilisation des personnels.

Tout se passe comme si, au lieu de pallier le désert médical du 93, les puissances publiques avaient depuis longtemps considéré la Seine-Saint-Denis comme un territoire trop sinistré et trop pauvre pour être pris en charge ; comme s’il était normal que le 93 soit en mauvaise santé.


Autre exemple, les centres de PMI

En juin 2017, les travailleurs des centre de Protection Maternelle et Infantile (PMI) de Seine-Saint-Denis se mettaient en grève contre le manque d’effectifs et les nouvelles fermetures de centres.

A Aubervilliers toujours, c’est deux centres sur les 6 existants qui sont menacés de disparition, alors même que les 6 centres sont déjà sous-dotés en personnel. Ces fermetures auront nécessairement des conséquences sur le suivi médical et vaccinal des enfants, le suivi des femmes enceintes, l’information des jeunes sur la contraception ou encore l’orientation des femmes vers les structures pratiquant l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse).

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